Un Grand Débat au Hameau Saint-François

Jeudi 7 février 2019

Dans le contexte social et politique particulier qu’est cette période de mobilisation citoyenne mise en place par le Gouvernement, avec le lancement du Grand Débat National du 15 janvier au 15 mars 2019, il est primordial que les “sans-voix” prennent la parole.

C’est dans cette optique que le Hameau Saint-François a profité de l’opportunité qui s’offrait à lui pour organiser jeudi dernier un Grand Débat sur le thème de la fiscalité. Non seulement pour entendre les revendications des personnes qui ne sont pas coutumières des grandes manifestations ou qui sont dans des situations très précaires, mais aussi afin d’échanger ensemble sur la question des impôts, des inégalités en France, de la redistribution et des dépenses publiques.

L’animation a donc accueilli une douzaine de personnes. Différents sujets ont été traités au travers de plusieurs jeux associant prise de conscience de la situation, prise de recul par rapport à un système fiscal qui doit prendre en compte une grande diversité de contraintes, et prise de décision pour pouvoir faire ressortir de ce travail coopératif des idées concrètes sur différents points.

A la clef de ces échanges, le but était bien sûr de faire remonter les différentes revendications par le biais du site du Grand Débat et des cahiers de doléance de la mairie de Draguignan. Mais avant tout l’intérêt était d’apprendre et de comprendre les rouages de la fiscalité à l’aide d’un véritable exercice de citoyenneté. Quelques idées fausses ont été détruites telles que “Les pauvres ne paient pas d’impôts”. Chacun s’est découvert un acteur de la vie publique en contribuant au système fiscal.

Les bons moments passés tous ensemble et l’enrichissement aussi bien culturel que relationnel qu’a suscité ce Grand Débat ont finalement poussé les participants à exprimer le désir de revivre une expérience similaire sur l’un des trois autres thèmes traités dans le cadre du Grand Débat National : la transition écologique, la citoyenneté ou les services publics. Une belle expérience en somme, qui nous rappelle qu’on ne peut construire une société équitable sans prendre en compte l’avis des personnes défavorisées.

Rendez-vous, donc, prochainement pour le chapitre deux du Grand Débat !