Les activités du Hameau Saint François sont ouvertes à toutes les personnes qui le souhaitent. Les enfants sont accueillis s'ils sont accompagnés par leurs parents. La plupart des activités sont gratuites. Pour certaines, une participation financière ou en nature est demandée ; dans ce cas là, c'est noté dans la présentation de l'activité.


dans l'attente de reprendre...

Comme partout, l'ensemble des activités collectives se sont arrêtées...

Nous souhaitons à chacun de vivre le mieux possible ce temps de confinement.

Nous pensons particulièrement à tous ceux qui sont touchés par la maladie, à tous les soignants et aussi à toutes les personnes qui, bien que souvent déconsidérées comme les caissières, les éboueurs et tant d'autres, font tout pour que les services nécessaires soient maintenus.

Nous restons en lien par le téléphone, les mails, notre site... N'hésitez pas à nous contacter si l'isolement vous envahit !

Et en attendant, 2 textes pour nos méditations...

Et tout s'est arrêté... Et après ?

Et tout s’est arrêté
 

Ce monde lancé comme un bolide dans sa course folle, ce monde dont nous savions tous qu’il courait à sa perte mais dont personne ne trouvait le bouton « arrêt d’urgence », cette gigantesque machine a soudainement été stoppée net. A cause d’une toute petite bête, un tout petit parasite invisible à l’œil nu, un petit virus de rien du tout… Quelle ironie ! Et nous voilà contraints à ne plus bouger et à ne plus rien faire. Mais que va t-il se passer après ? Lorsque le monde va reprendre sa marche ; après, lorsque la vilaine petite bête aura été vaincue ? A quoi ressemblera notre vie après ?

 

Après ?

Nous souvenant de ce que nous aurons vécu dans ce long confinement, nous déciderons d’un jour dans la semaine où nous cesserons de travailler car nous aurons redécouvert comme il est bon de s’arrêter ; un long jour pour goûter le temps qui passe et les autres qui nous entourent. Et nous appellerons cela le dimanche.

 

Après ?

Ceux qui habiteront sous le même toit, passeront au moins 3 soirées par semaine ensemble, à jouer, à parler, à prendre soin les uns des autres et aussi à téléphoner à papy qui vit seul de l’autre côté de la ville ou aux cousins qui sont loin. Et nous appellerons cela la famille.

 

Après ?

Nous écrirons dans la Constitution qu’on ne peut pas tout acheter, qu’il faut faire la différence entre besoin et caprice, entre désir et convoitise ; qu’un arbre a besoin de temps pour pousser et que le temps qui prend son temps est une bonne chose. Que l’homme n’a jamais été et ne sera jamais tout-puissant et que cette limite, cette fragilité inscrite au fond de son être est une bénédiction puisqu’elle est la condition de possibilité de tout amour. Et nous appellerons cela la sagesse.

 

Après ?

Nous applaudirons chaque jour, pas seulement le personnel médical à 20h mais aussi les éboueurs à 6h, les postiers à 7h, les boulangers à 8h, les chauffeurs de bus à 9h, les élus à 10h et ainsi de suite. Oui, j’ai bien écrit les élus, car dans cette longue traversée du désert, nous aurons redécouvert le sens du service de l’Etat, du dévouement et du Bien Commun. Nous applaudirons toutes celles et ceux qui, d’une manière ou d’une autre, sont au service de leur prochain. Et nous appellerons cela la gratitude.

 

Après ?

Nous déciderons de ne plus nous énerver dans la file d’attente devant les magasins et de profiter de ce temps pour parler aux personnes qui comme nous, attendent leur tour. Parce que nous aurons redécouvert que le temps ne nous appartient pas ; que Celui qui nous l’a donné ne nous a rien fait payer et que décidément, non, le temps ce n’est pas de l’argent ! Le temps c’est un don à recevoir et chaque minute un cadeau à goûter. Et nous appellerons cela la patience.

 

Après ?

Nous pourrons décider de transformer tous les groupes WhatsApp créés entre voisins pendant cette longue épreuve, en groupes réels, de dîners partagés, de nouvelles échangées, d’entraide pour aller faire les courses où amener les enfants à l’école. Et nous appellerons cela la fraternité.

 

Après ?

Nous rirons en pensant à avant, lorsque nous étions tombés dans l’esclavage d’une machine financière que nous avions nous-mêmes créée, cette poigne despotique broyant des vies humaines et saccageant la planète. Après, nous remettrons l’homme au centre de tout parce qu’aucune vie ne mérite d’être sacrifiée au nom d’un système, quel qu’il soit. Et nous appellerons cela la justice.

 

Après ?

Nous nous souviendrons que ce virus s’est transmis entre nous sans faire de distinction de couleur de peau, de culture, de niveau de revenu ou de religion. Simplement parce que nous appartenons tous à l’espèce humaine. Simplement parce que nous sommes humains. Et de cela nous aurons appris que si nous pouvons nous transmettre le pire, nous pouvons aussi nous transmettre le meilleur. Simplement parce que nous sommes humains. Et nous appellerons cela l’humanité.

 

Après ?

Dans nos maisons, dans nos familles, il y aura de nombreuses chaises vides et nous pleurerons celles et ceux qui ne verront jamais cet après. Mais ce que nous aurons vécu aura été si douloureux et si intense à la fois que nous aurons découvert ce lien entre nous, cette communion plus forte que la distance géographique. Et nous saurons que ce lien qui se joue de l’espace, se joue aussi du temps ; que ce lien passe la mort. Et ce lien entre nous qui unit ce côté-ci et l’autre de la rue, ce côté-ci et l’autre de la mort, ce côté-ci et l’autre de la vie, nous l’appellerons Dieu.

 

Après ?

Après ce sera différent d’avant mais pour vivre cet après, il nous faut traverser le présent. Il nous faut consentir à cette autre mort qui se joue en nous, cette mort bien plus éprouvante que la mort physique. Car il n’y a pas de résurrection sans passion, pas de vie sans passer par la mort, pas de vraie paix sans avoir vaincu sa propre haine, ni de joie sans avoir traversé la tristesse. Et pour dire cela, pour dire cette lente transformation de nous qui s’accomplit au cœur de l’épreuve, cette longue gestation de nous-mêmes, pour dire cela, il n’existe pas de mot.

 

Ecrit par Pierre Alain LEJEUNE, prêtre à Bordeaux

« Tutto andra bene » (Tout ira bien)

La Speranza (l’Espérance)

 

La Speranza en Italie ces jours-ci, c’est le ciel d’un bleu dépollué et provocant, c’est le soleil qui brille obstinément sur les rues désertes, et qui s’introduit en riant dans ces maisonnées qui apprennent à redevenir des familles.

La Speranza, ce sont ces post-it anonymes par centaines qui ont commencé à couvrir les devantures fermées des magasins, pour encourager tous ces petits commerçants au futur sombre, à Bergame d’abord, puis, comme une onde d’espérance – virale elle aussi – en Lombardie, avant de gagner toute l’Italie : « Tutto andrà bene ».

La Speranza, c’est la vie qui est plus forte et le printemps qui oublie de porter le deuil et la peur, et avance inexorablement, faisant verdir les arbres et chanter les oiseaux.

La Speranza, ce sont tous ces professeurs exemplaires qui doivent en quelques jours s’improviser créateurs et réinventer l’école, et se plient en huit pour affronter avec courage leurs cours à préparer, les leçons online et les corrections à distance, tout en préparant le déjeuner, avec deux ou trois enfants dans les pattes.

La Speranza, tous ces jeunes, qui après les premiers jours d’inconscience et d’insouciance, d’euphorie devant ces « vacances » inespérées, retrouvent le sens de la responsabilité, et dont on découvre qu’ils savent être graves et civiques quand il le faut, sans jamais perdre créativité et sens de l’humour. Et voilà que chaque soir à 18 heures, il y aura un flashmob pour tous… un flashmob particulier. Chacun chez soi, depuis sa fenêtre… et la ville entendra résonner l’hymne italien, depuis tous les foyers, puis les autres soirs une chanson populaire, chantée à l’unisson. Parce que les moments graves unissent.

La Speranza, tous ces parents qui redoublent d’ingéniosité et de créativité pour inventer de nouveaux jeux à faire en famille, et ces initiatives de réserver des moments « mobile-free » pour tous, pour que les écrans ne volent pas aux foyers tout ce Kairos qui leur est offert.

La Speranza – après un premier temps d’explosion des instincts les plus primaires de survie (courses frénétiques au supermarché, ruée sur les masques et désinfectants, exode dans la nuit vers le sud…) – ce sont aussi les étudiants qui, au milieu de tout ça, ont gardé calme, responsabilité et civisme… qui ont eu le courage de rester à Milan, loin de leurs familles, pour protéger leurs régions plus vulnérables, la Calabre, la Sicile… mais surtout qui résistent encore à cet autre instinct primaire de condamner et de montrer d’un doigt plein de rage ou d’envie, ceux qui n’ont pas eu la force de se voir un mois isolés, loin de leur famille, et qui ont fui.

La Speranza, c’est ce policier qui, lors des contrôles des « auto-certificati » (permis de se déplacer), tombant sur celui d’une infirmière qui enchaîne les permanences et retourne au front, s’incline devant elle, ému : « Massimo rispetto » (grand respect).

La Speranza bien sûr, elle est toute concentrée dans cette « camicia verde » (chemise verte) des médecins et le dévouement de tout le personnel sanitaire, qui s’épuisent dans les hôpitaux débordés, et continuent le combat. Et tous de les considérer ces jours-ci comme les véritables « anges de la Patrie ».

Mais La Speranza, c’est aussi une vie qui commence au milieu de la tourmente, ma petite sœur qui, en plein naufrage de la Bourse, met au monde un petit Noé à deux pays d’ici, tandis que tout le monde se replie dans son Arche, pour la « survie », non pas des espèces cette fois-ci, mais des plus vulnérables.

Et voilà La Speranza, par-dessus tout : ce sont ces pays riches et productifs, d’une Europe que l’on croyait si facilement disposée à se débarrasser de ses vieux, que l’on pensait cynique face à l’euthanasie des plus « précaires de la santé »… les voilà ces pays qui tout d’un coup défendent la vie, les plus fragiles, les moins productifs, les « encombrants » et lourds pour le système-roi, avec le fameux problème des retraites… Et voilà notre économie à genoux. À genoux au chevet des plus vieux et des plus vulnérables. Tout un pays qui s’arrête, pour eux…

Et en ce Carême particulier, un plan de route nouveau : traverser le désert, prier et redécouvrir la faim eucharistique.

Vivre ce que vivent des milliers de chrétiens de par le monde. Retrouver l’émerveillement. Sortir de nos routines…

Et dans ce brouillard total, naviguer à vue, réapprendre la confiance, la vraie. S’abandonner à la Providence.

Et apprendre à s’arrêter aussi. Car il fallait un minuscule virus, invisible, dérisoire, et qui nous rit au nez, pour freiner notre course folle.

Et au bout, l’espérance de Pâques, la victoire de la vie à la fin de ce long carême, qui sera aussi explosion d’étreintes retrouvées, de gestes d’affection et d’une communion longtemps espérée, après un long jeûne.

Et l’on pourra dire avec saint François « Loué sois-Tu, ô Seigneur, pour fratello (frère) Coronavirus, qui nous a réappris l’humilité, la valeur de la vie et la communion ! ».

« Courage, n’ayez pas peur : Moi, j’ai vaincu le monde ! » (Jn 16, 33)

 

Texte écrit par une religieuse italienne

 

Activités régulières


Atelier Jardin

Les lundis matin et jeudis toute la journée

Entretenir son petit lopin de terre ou créer son carré, participer aux cultures de la parcelle collective, embellir le parc... 

Le jardin du Hameau est ouvert à tous ceux qui le souhaitent. Jacques le jardinier est présent pour conseiller, aider, coordonner...



La Fraternité Saint-Laurent

un jeudi tous les 15 jours de 12h15 à 16h00

La Fraternité Saint-Laurent rassemble des personnes vivant diverses situations de pauvreté ou de fragilité pour un chemin de fraternité et de foi. Les rencontres débutent par un repas partagé et sont suivies d'un temps de lecture de l'évangile, de partage et de prière.


les dates de rencontres de septembre à décembre 2019:

13 et 26 février, 12 et 26 mars, 9 avril.


Atelier Bien-être Relaxation

Jeudi à 14 h 00 tous les 15 jours

5, 19 mars, 2, 16 et 30 avril

Un atelier animé par Chantal, réflexothérapeute, pour prendre soin de soi, se poser...

Séances de relaxation, de respirations rythmiques, d'apprentissage de la méditation, de Do-In (gym douce et dynamique japonaise)...

Dates pour le 1er trimestre 2020 :

 


Atelier Couture et tricotage

1er mercredi de chaque mois à 14h00

4 mars - 1 avril - 6 mai - 3 juin


Un atelier pour apprendre à tricoter, pour tricoter avec d'autre... dans lequel on a le droit de papoter !

Suivi d'un atelier couture avec la possibilité d'amener à Ghislaine des vêtements à raccommoder, un ourlet à faire, un bouton à mettre...


Atelier Poterie

3e mercredi de chaque mois - 14h00

18 mars - pas d'atelier en avril- 20 mai - 17 juin

Atelier pour apprendre et confectionné, ouvert à tous, enfants (accompagnés) et adultes, animé par Anne-Marie.

 


 

Activités ponctuelles


Visite du théâtre de l'Esplanade - Draguignan

Annulation du mardi 10 mars à 10 h 30 - Visite reportée à une date ultérieure

Voici une occasion à saisir pour entrer dans un lieu magique pour le découvrir. Peut-être que, tel un temple de la culture, nous n'osons pas y pénétrer... Et certainement, si nous y sommes déjà entrer, nous n'en avons vu que ce qui nous est permis de voir... Grâce à Christèle Gonzales, Directrice des relations publiques, et accompagnés par elle, nous partirons à la découverte de ce lieu magique, pénétrer dans les coulisses, sentir la magie du lieu et, nous l'espérons, avoir l'envie d'y revenir pour découvrir des spectacles !

 

Rendez-vous dès 10 h 00 au Hameau Saint François ou à 10h30 au théâtre de l'Esplanade. Pour participer à la visite, prévenir de sa présence au 06.87.24.18.12

 



Sortie au monastère du Thoronet

mardi 17 mars

Une sortie pour aller visiter le monastère du Thoronet.
Participation sur inscription, animée par Philippe.


Ciné-Hameau

mardi 24 mars - 20 h 30

Un film  d'Agnès Jaoui.

Aurore est séparée, elle vient de perdre son emploi et apprend qu’elle va être grand-mère. La société la pousse doucement vers la sortie, mais quand Aurore retrouve par hasard son amour de jeunesse, elle entre en résistance, refusant la casse à laquelle elle semble être destinée. Et si c’était maintenant qu’une nouvelle vie pouvait commencer ?



Sortie à la base nature de Fréjus

Jeudi 9 avril

Au programme, une journée pour se détendre et prendre l'air à la base nature de Fréjus...

Participation sur inscription, animée par Philippe


Ciné-Hameau - Ciné-Vacances             Le grand bain

Mercredi 15 avril - 15 h 00

Un film drôle et enthousiasmant de Gilles Lelouche.

C’est dans les couloirs de leur piscine municipale que Bertrand, Marcus, Simon, Laurent, Thierry et les autres s’entraînent sous l’autorité toute relative de Delphine, ancienne gloire des bassins. Ensemble, ils se sentent libres et utiles. Ils vont mettre toute leur énergie dans une discipline jusque-là propriété de la gent féminine : la natation synchronisée. Alors, oui c’est une idée plutôt bizarre, mais ce défi leur permettra de trouver un sens à leur vie...

 

La projection sera suivi d'un goûter...


Sortie à Sainte Maxime

Jeudi 7 mai

Une journée au bord de la mer à Sainte-Maxime avec visite du vieux centre et ballade.

Participation sur inscription, animée par Philippe

 


Ciné-Hameau : Courts métrages

mardi 26 mai - 20 h 30

Comme dans un festival de film, les spectateurs seront le jury le temps d'une soirée avec au programme :

Les chants de la Maladreire de Flavie Pinatel. Rencontres à la Maladrerie, un habitat pensé comme un contre modèle des grands ensembles.

Bim Bam Boum, Las Luchadoras Moreno ! de Marie Losier. Un trio de soeurs catcheuses mexicaines qui se chamaillent, se donnent des coups  mais surtout entendent vivre libres.

Manmuswak d'Olive Martin et Patrick Bernier. Un immigré africain parcourt la ville et nous questionne sur notre regard sur les étrangers, sur notre propre identité.

Onside d'Elise Boutié et Nakita Lameiras Ah-Kite. Ce soir, pas de stade pour les hommes car les places sont réservées aux femmes et aux enfants !

Diane Wellington d'Arnaud des Pallières. Une ode au cinéma muet.


Sortie au Lac de Sainte-Croix

Jeudi 4 juin

Une journée au Lac de Sainte-Croix et jusqu'à l'entrée des gorges du Verdon... Une baignade pour les plus courageux ?

Participation sur inscription, animée par Philippe